Carnassiers à la mouche en lac

Posté par admin - 29/06/2013

Par GERARD

Après une demie heure de route, me voici au lac de Lescouroux, lac artificiel destiné à réguler l’approvisionnement en eau du Dropt, situé en limite des départements Lot et Garonne et Dordogne, d’une superficie de 130 ha avec une corniche de 8 km où randonneurs, cavaliers et pêcheurs s’y côtoient.

Le lac est classé en deuxième catégorie, la carte de pêche est obligatoire.  Depuis quelques années, la sécheresse et une pression de pêche excessives ont engendré une chute des populations des sandres.
J’ai discuté avec des locaux, il y a eu des abus, certains pêcheurs se sont ventés d’avoir pris des sandres en quantité pour les avoir revendus à des restaurateurs. Grâce à une politique halieutique plus stricte, le nombre des prises est limité et la taille augmentée.
Quant aux autres carnassiers, brochets, perches, black bass, ils y sont bien représentés.
Dès le lever du jour, nous voilà sur nos embarcations, la pluie a cessé mais le vent s’est levé, l’eau est claire et le lac plein à ras bord. On s’éloigne du bord, car il est difficile de pêcher les bordures, les carpistes occupant le terrain. Qu’à cela ne tienne, l’aire de jeu est assez grande pour que chacun y trouve son plaisir. Comme nous sommes quatre répartis sur deux embarcations, nous choisissons des techniques différentes pour voir celle qui sera la mieux adaptée.
Après une heure de lancers infructueux, le vent semble se calmer. Je décide alors de pêcher à la mouche. Je sors ma canne 9 pieds soie de 8 avec un bas de ligne très court : 1 mètre en fluorocarbone en 50/100, pourquoi faire compliqué?
Connaissant le lac pour l’avoir pratiqué maintes fois et avoir eu la chance de le voir en période d’étiage, je me dirige vers un endroit peu profond, encombré d’arbrisseaux. Je sors ma boîte à streamers et je choisis un sri conehead bonkers en coloris olive. Je remarque des randonneurs qui se sont arrêtés pour me regarder fouetter. Mon ego en prend un coup ! Un peu plus tard ma patience sera récompensée par la prise d’un joli brochet et de deux perches pendant que mon co-équipier mettait hors de l’eau un sandre pris au poisson nageur. Il est maintenant, temps de regagner la terre ferme où nous attend un casse-croute bien mérité.

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Jouer avec la densité des leurres !

Posté par admin - 24/06/2013

Par LAURENT

Les différents leurres durs à bavette permettent de pêcher toute la couche d’eau à la recherche des carnassiers.

Il existe dans le commerce trois densités différentes qui sont : les leurres flottants (floating), les coulants (sinking) et enfin ceux qui pêchent entre deux eaux (suspending).

Les Floating (flottants)
Le leurre est flottant à l’arrêt et descend à la récupération sous l’effet de la bavette. Si la récupération est arrêtée, le leurre revient en surface ce qui est particulièrement attractif pour le brochet ou le black bass. Plus la récupération est rapide et plus il plonge. Différentes longueurs de bavette permettent d’obtenir des nages attractives mais aussi des profondeurs de pêche particulièrement intéressantes.

Les Sinking (coulants)
Le leurre coule à l’arrêt selon sa densité propre. Il commence à nager sous l’action de la bavette quand la récupération démarre. Il est conseillé d’effectuer un décompte dans sa tête afin de trouver la profondeur de nage qui fonctionne le jour J. Une récupération lente sera alors parfaite pour les sandres et autres gros brochets.

Les Suspending (suspendus)
La densité de ces leurres les plus récents est pratiquement égale à celle de l’eau. Une fois que la récupération est stoppée, le leurre reste à la même profondeur en louvoyant sur place selon l’effet des masses. Cette technique dite de « stop and go » est très efficace sur un grand nombre de carnassiers que ce soit en mer ou en eau douce.

Dans l’utilisation de ces trois catégories de leurres, il sera bon de prévoir une canne parfaitement adaptée en fonction des différents poids. Rapidement vous verrez que les leurres les plus denses (plongeants et suspendus) sont de loin les plus faciles à lancer à grande distance.

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L’étang, un réservoir de biodiversité!

Posté par admin - 19/06/2013

Par DOMINIQUE L.

L’étang compte parmi les écosystèmes aquatiques les plus riches…

C’est un réservoir de biodiversité, domaine privilégié des carnassiers et des poissons blancs que les scientifiques distinguent du lac en le considérant comme « une collection d’eau peu profonde susceptible d’être colonisée sur toute son étendue par des végétaux s’enracinant sur le fond ».
Autre particularité : compte tenu de sa faible profondeur, cet écosystème, qui ne présente pas de stratification thermique, subit également un brassage quasi permanent. Le flux lumineux éclairant les profondeurs et une température qui ne varie guère sur toute la hauteur de la colonne d’eau favorisent une explosion de vie dans l’étang. Outre sa richesse spécifique en plancton animal et végétal, on y observe un grand nombre de macro-invertébrés aquatiques : mollusques, crustacés, vers, insectes à tous les stades de leur développement. Toute cette biomasse offre une nourriture riche et variée à de nombreux poissons. Les amphibiens, durant tout ou partie de leur cycle de vie, peuplent également l’étang, volontiers consommés par des chasseurs de surface comme le brochet ou le black-bass.

L’écosystème de l’étang

La présence de végétaux aquatiques est indispensable au bon fonctionnement de l’écosystème de l’étang. Grâce au phénomène de photosynthèses, la masse végétale participe en effet à l’oxygénation de l’eau. Les plantes aquatiques flottantes, immergées, servent également de refuge aux poissons et de support aux œufs. Elles constituent à ce titre des zones de frayères irremplaçables.
L’écosystème de l’étang, étonnamment diversifié, comporte un nombre incalculable de postes. L’hiver, les carnassiers patrouillent plutôt dans la grande eau, souvent tout près de la bonde. Ils se tiennent volontiers calés au ras de la chaussée, sous les branches retombantes des arbres plantés sur la digue. Dès l’arrivée des beaux jours, poissons blancs et prédateurs rejoignent les abords des îles et tous les endroits peu profonds riches en végétations : queue de l’étang ou ceinture végétales de bordure. Les obstacles immergés et la proximité des embarcadères offrent aussi d’excellents postes.

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Coup de gueule : pêche de l’anguille

Posté par admin - 14/06/2013

Par FRANK

Et oui, encore un coup de gueule !!! Le grand n’importe quoi de la pseudo protection de l’anguille…

Depuis peu, les pêcheurs à la ligne que nous sommes sont imposés de tenir un livret de pointage des anguilles dites « jaunes » ou « blanches » prélevées lors de nos sorties.
Sur le principe, je ne suis pas contre et trouve même cela très bien contre les abus même si je suis bien conscient que très peu de pêcheurs le tiennent à jour mais bon. Pour celui qui est assidu, cela lui permettra de bien suivre le nombre d’anguilles qu’il pêchera et d’en contrôler le prélèvement.
Le sujet ne porte pas, à vraisemblablement parler, sur ce mode de relevé, mais plutôt sur le fait qu’il faut dire STOP !!! Et oui, entrons dans le vif du sujet.
On nous demande à nous, pauvres petits pêcheurs à la ligne, qui prélevons très peu voir pas du tout, car de plus en plus d’entre nous pratiquent le « No Kill », de faire un comptage de nos prises alors que l’état autorise encore des aberrations dans la pêche professionnelle.

Pour revenir à l’anguille…

Pour avoir participé à des conférences sur le sujet, nous nous plaignons qu’elle se raréfie, je pense donc qu’il faut évoquer le problème.
Par chez moi, en tout cas le bassin sur lequel je pêche, le problème est simple à identifier : le barrage d’Arzal et l’autorisation de la pêche professionnelle à la civelle à une période donnée au pied de ce dernier.
En effet, même si de gros efforts sont faits par la fédération de pêche du Morbihan par un prélèvement pour un relâché au dessus du barrage avec un pourcentage de survie des civelles très faible, c’est long d’être gagné.
Au niveau européen des efforts ont également été faits par l’interdiction d’exporter les civelles européennes. Par contre, au niveau de l’état français, même si il y a déjà eu des condamnations pour nos respect des règles, ce n’est pas encore ça.
Dans le secteur où je pêche, la première chose à faire serait d’interdire la surpêche qui se déroule tout les ans au pied du barrage cité plus haut car, il ne s’agit plus d’une simple « surpêche », on peu parler de « destruction ».

La ronde des bateaux au pied de cet ouvrage est tout simplement lamentable!

Les civelles se rassemblent pour remonter l’estuaire et, même si des passes ont été crées, ce qui ne suffit pas, le pourcentage de ce qui est pêché par rapport à la ressource présente est beaucoup trop important…
Espérant que ce petit topo vous a intéressé et qu’il vous fera méditer devant une belle anguille tout juste pêchée…

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Suivez le guide…de pêche !

Posté par admin - 10/06/2013

Par LAURENT

Le métier de guide de pêche est un drôle de job. Il s’agit d’accueillir des pêcheurs sans pêcher, en faisant le maximum pour qu’ils apprennent toutes les ficelles de la pêche !

C’est la plupart du temps par le terme générique de « guide de pêche » que l’on qualifie ceux qui au bord de l’eau transmettent leur savoir sur la pêche. Le problème est bien différent aux yeux de la loi française qui dit clairement que : nul ne peut enseigner, contre rémunération, sans avoir obtenu un brevet d’état d’éducateur sportif. Seul le moniteur de pêche a le statut d’éducateur sportif. Il emmènera ses clients sur un parcours où il pourra dispenser un enseignement pointu des techniques de pêche, un vrai cours théorique en quelque sorte. En France il y a environ quarante moniteurs titulaires d’un BEES. L’animateur option pêche et milieux aquatiques a un rôle différent. Il doit posséder un BEATEP qui est délivré par Jeunesse et Sport pour initier à la pêche et promulguer ses conseils dans les écoles spécialisées. L’accompagnateur guide de pêche (AGP) est le « statut » le plus répandu dans notre pays. Pas facile de déterminer si les conseils d’un copain pêcheur sont à la hauteur des prestations des guides professionnels qui ont reçu une formation. Il est bien connu que lorsque l’on paye pour un service, on est aussi beaucoup plus attentif. Les résultats de l’apprentissage s’en ressentent. 

Un guide professionnel

En tout cas, les tarifs pratiqués par les professionnels en France sont assez diverses suivant les prestations. A titre d’exemple en Tasmanie un guide professionnel se fait payer 680 dollars par jour pour une personne. La prestation comprend le repas, le prêt du matériel de pêche et les différents conseils. En Nouvelle Zélande, il faut compter 500 dollars pour 2 pêcheurs, avec le même genre de commodités. Enfin en Colombie britannique, le minimum est de 300 dollars par personne et par jour. Il vous en coûtera 400 dollars si vous voulez descendre une rivière en bateau dans le même pays. Les esprits chagrins feront remarquer que la qualité de pêche n’est sans doute pas la même qu’en France mais les tarifs des guides étrangers sont 2 à 3 fois supérieurs à ceux demandés chez nous. D’ailleurs comparé à d’autres sports, le prix d’un cours de pêche en France, est bien souvent inférieur à celui d’une leçon de tennis, d’une journée de ski de descente ou d’une initiation au golf ! Certains rechignent à payer pour apprendre à pêcher correctement alors qu’ils le font volontiers pour un autre sport. Heureusement pour les guides professionnels, les mentalités changent et c’est tant mieux !

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1) Gilet de pêche Mouche Direct
2) Lunettes polarisantes Mouche Direct

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Quand les poissons perdent la raison

Posté par admin - 5/06/2013

Par GILBERT

Les coups de mer au printemps jouent un rôle majeur dans la productivité alimentaire. Ces phénomènes naturels guettés par les poissons, activent le processus alimentaire. UP WELLING assure un renouvellement et une circulation d’eau verticale capitale.

Devant une remontée d’eau de profondeur, les poissons savent parfaitement  évaluer la situation. D’une manière générale les poissons suivent les circulations d’eau, mais quand un phénomène d’UP WELLING s’annonce, ils changent leurs habitudes.
Avec un coup de mer ça change la donne, l’eau des profondeurs, sous l’action des forts courants liés aux vents de mer, remonte près de la surface ou entre deux eaux, ce phénomène s’appelle UP WELLING.
Grâce à leurs sens très aiguisés et notamment leur perception partielle de la pression atmosphérique, les poissons jugent la situation. Si la pression leur semble stationnaire c’est un moment de recherche alimentaire qui s’annonce pendant lequel tous vont littéralement perdre la raison en cherchant leur nourriture. La force mécanique des vagues agit sur les invertébrés, bon nombre d’entre eux sont arrachés et balayés par la force des vagues.

Les poissons perdent leur instinct de survie…

Les poissons, quelle que soit l’espèce, profitent en luttant contre les éléments de cette manne nourricière particulièrement abondante.
Les poissons perdent leur instinct de survie, partagés entre l’envie de se nourrir à volonté et la crainte de prendre de trop gros risques. Ils visent aussi les bancs de vifs qui sont pour eux un garde-manger en ébullition. Parfois la trop grande concentration de vifs provoque des réactions collectives de peur qui se traduisent par un départ en gerbe du banc. Savoir lire cette indication est déjà révélateur de la densité de la nourriture d’un endroit. De plus, cette réaction souligne qu’une attaque a surement déjà eu lieu dans le secteur et que les vifs sont sur leur garde. La première réaction des vifs est de se réfugier dans les parties profondes des tombants et de voir comment évolue le coup de mer, afin de savoir s’ils peuvent sortir pour s’alimenter. Dans ces conditions, il convient de pêcher les bordures des gros massifs rocheux qui assurent aux poissons refuge, alimentation et survie !

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1) Lot 400 hameçons Mag Mer
2) Lot 3000 mètres de nylon Mag Mer

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