Comment exploiter une chasse

Posté par admin - 28/10/2013

Par GILBERT

Comment trouver rapidement une chasse ? Comment dériver près d’elle ? Quels poissons viser ? Quel leurre utiliser ? Toutes ces questions appellent des réponses précises pour qui veut mettre de son côté toutes les chances de réussite !

Les mouettes, en plongeant de manière répétée sur un secteur précis, donnent le signal du début de la chasse. Le harcèlement intensif exerce par les volatiles pousse les vifs à s’enfoncer de quelques dizaines de centimètres dans l’eau, où ils se retrouvent également la cible des carnassiers. Dès que l’on a défini une chasse, il faut se diriger rapidement dessus, quelques règles sont toutefois à respecter pour ne pas casser l’effet. Mieux vaut tout d’abord ralentir et observer.
La première chose à déterminer, c’est  la direction dans laquelle la chasse se déplace. Les vents, les courants de surface sont aussi à prendre en compte. Autre facteur à ne pas négliger : le point de harcèlement des carnassiers. En effet, sur un tombant, il n’est pas rare que les chasseurs arrivent du large et poussent volontairement les vifs vers la côte ou les secteurs encaissés afin de les prendre plus aisément.
Une fois le sens du déplacement de la chasse déterminé, on peut se rapprocher et dériver en parallèle pour garder le contact le plus longtemps possible avec le banc. Notre attention lors d’une chasse se fixe souvent sur la partie visible de l’iceberg, on voit bien les vifs sauter pour tenter de se défendre face aux carnassiers, mais une hiérarchie bien structurée gravite pourtant autour et en dessous de cette boule de vifs. Dans ce contexte il est parfois intéressant, notamment  quand il s’agit de chasses de maquereaux ou de sévereaux (chinchards), de placer un leurre suffisamment lourd  et gros afin qu’il traverse la couche des premiers mètres sans se faire prendre, il est possible alors de tenter d’autres espèces bien plus grosses qui gravitent autour aux aguets (liches, bars, sérioles, etc.)
Différentes variétés de leurres peuvent être utilises : jigs, leurres de surface, poissons nageurs, Poppers… Mais, dès votre arrivée et avant même de vous positionner parfaitement, placez un Popper en surface dans la chasse et animez le violement afin de faire réagir les carnassiers très proches.

Mon conseil matériel Peche Direct :

1) Pack 8 Poopers big fish Mag Mer
2) Sélection 10 poissons nageurs Mag Mer

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A la découverte de l’Ile d’Oléron

Posté par admin - 21/10/2013

 Par LAURENT

L’île d’Oléron est située dans l’océan Atlantique, au large des côtes de la Charente-Maritime. Baptisée « la lumineuse » à cause de son fort taux d’ensoleillement c’est la plus grande des îles françaises métropolitaines après la Corse. Elle recèle de nombreux trésors pour les pêcheurs… 

Bordée par l’océan Atlantique, l’île d’Oléron est délimitée par deux détroits qui, localement, prennent le nom de pertuis. Le pertuis d’Antioche, au Nord, la sépare de l’île de Ré. Vieux de plus de 150 ans, le phare de Chassiron a pour vocation d’assister les marins naviguant dans le Pertuis d’Antioche, un des endroits les plus dangereux de Charente-Maritime. Dominant la pointe Nord de l’île d’Oléron par 46 mètres de haut, rayé tel un bagnard, le phare abrite aussi un somptueux secteur pour traquer le bar au leurre ! Certains spécialistes pêchent ici au ver dans les roches mais je préfère de loin attaquer les « loubines » au leurre de surface à marée montante.

Attaques en surface !

Face au rocher d’Antioche, la pointe de l’île est découpée en langues de roches qui s’avancent très loin dans l’océan. Le mieux consiste donc à s’avancer le plus loin possible (sans prendre de risque inutile bien entendu) afin de lancer un leurre dans les chasses qui éclatent un peu partout à cause des bars qui arrivent avec le flot. Un bon stickbait permet de passer au-dessus des obstacles car la zone est truffée d’accroches lorsque l’on pratique du bord. J’aime beaucoup ce leurre qui me permet de lancer loin et vite sur les chasses qui arrivent dès le début de la montante. Il est très facile à animer en walking the dog et émet un son particulier qui fait venir les poissons de très loin.
Sur l’île je pratique le leurre de surface quand les quantités de poissons fourrages sont suffisantes et que les chasses des prédateurs sont visibles et facilement repérables par la présence des oiseaux. Contrairement à certains de mes amis pêcheurs, je me méfie des surfaces lisses et des eaux limpides qui compliqueront les résultats de la pêche ! L’idéal pour la pêche des bars en surface est donc une eau avec quelques vaguelettes et une teinte légèrement piquée.

Mon conseil matériel Pêche Direct :

1) Ensemble Spinning Mag Mer
2) Sélection leurres à bar Mag Mer

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Chevesne à la mouche

Posté par admin - 14/10/2013

Par GERARD

Je profite de ce mois d’aout pour m’offrir un solo sur la Garonne en float tube. J’ai toujours eu l’âme d’un baroudeur en quête de sensations. Ma cible : le cabot à la mouche !

Si vous préférez le chevesne, poisson d’eau douce que l’on rencontre principalement dans les rivières de deuxième catégorie où le réchauffement climatique favorise sa prolifération. Beaucoup de pêcheurs à la mouche le méprisent, sans doute parce que ce n’est pas un poisson assez noble à leurs yeux. En tous cas, je peux vous dire que c’est un adversaire non négligeable qui nous fait passer de belles journées. Il fait partie de la famille des cyprinidés.

Ma technique consiste à rechercher les cabots

Il m’est arrivé de prendre de beaux sujets sur la Garonne avoisinant les 70 cm, avec des imitations de fourmis ou de scarabées en foam. Il n’y a pas de mouche miracle, mais personnellement j’ai mes préférences pour les mouches genre red tag, ou pheasant tail. Ma technique consiste à rechercher les cabots. Donc beaucoup d’observation avant de pêcher. Je sais que les gros chevesnes aiment l’ombre des arbres le long des berges. Je quitte mon float tube au milieu de la Garonne que j’échoue sur les galets. De là, je recherche les veines d’eau et une fois le poisson repéré, je remonte le courant sans faire de bruit, assez loin pour qu’il ne me voie pas.
En été, les chevesnes se tiennent souvent près de la surface et proches des berges où ils attendent leurs proies, alors que l’hiver, ils regagnent les profondeurs. J’ai donc équipé ma canne de 9 pieds soie de 5 qui me convient très bien pour ce genre de pêche. Mon bas de ligne est assez long, environ 5 m, avec une pointe en 14/100. Pour les nymphes, des phesant tail, des red tag, des sèches, CDC, palmers, fourmis dans les tailles 14 et 16. Je suis parti à la fraiche, mon épouse me dépose à un endroit où il est aisé de se mettre à l’eau avec l’équipement adéquat, préparé la veille et conditionné dans le camion. Un bidon étanche pour le téléphone, le casse croûte et le rechange au cas ou…

Me voilà parti pour la journée !

Mon terrain de jeu, environ 10 km de parcours, la nature est magnifique, je croise des cormorans, des hérons. Il m’arrive d’écouter le silence, pas un bruit de voiture, pas un pêcheur, seul avec la nature. Le parcours est jalonné de rapides, de lisses, de petits îlots, sur lesquels j’accoste pour prospecter à nouveau. J’aime bien pêcher à vue, cela me permet de situer le poisson et de sélectionner les plus gros spécimens. La matinée s’est écoulée, j’en profite pour casser la croûte à l’ombre de quelques peupliers, dans un silence religieux, bercé par le bruissement du vent sur les feuilles. Que du bonheur !
Je suis encore loin de mon point de chute et l’après midi s’annonce caniculaire. J’ai encore pas mal d’endroits à exploiter. La matinée n’a pas été très fructueuse, mais je ne me plains pas, trois chevesnes et un barbeau. L’après-midi sera meilleure, avec six chevesnes de taille moyenne. Fin d’après midi, il est temps que je rejoigne mon épouse qui m’attend à l’endroit convenu.
Comme je vous l’avais dit, le chevesne est une pêche passionnante, s’il n’est pas toujours possible de pêcher en 1ère catégorie pour différentes raisons, les rivières de 2ème catégorie nous offrent la possibilité d’assouvir notre passion et de pêcher tantôt le cabot, le barbot, le mulet et bien d’autres poissons encore.

Mon conseil matériel Peche Direct :

1) Gilet de pêche Mouche Direct
2) Sélection 50 mouches rivière Mouche Direct

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L’impact de l’hydroélectricité…

Posté par admin - 7/10/2013

Par LAURENT

Depuis de nombreuses années, les constructions hydrauliques ont un impact sur les cours d’eau français en particulier sur les bassins sensibles où vivent les salmonidés. De nombreuses études ont été menées sur cette question, mais qu’en est-il en réalité. Voici quelques éléments de réponse…

De l’eau pour les moulins !

Il est tout juste 11h du matin sur cette belle rivière jurassienne et plusieurs remous en surface indiquent clairement que les truites sont à table. De jolis insectes aux ailes dressées en forme de voilier descendent doucement au fil de l’eau et font les frais des salmonidés en appétit. A peine le temps de se mettre en route que je sens le courant qui s’appuie avec force sur mes waders. L’eau monte rapidement de 15 bons centimètres et semble très chargée en sédiment. Cette variation importante du niveau fait du même coup s’envoler mes espoirs de belle pêche. Maudite éclusée de barrage ! Je peste en sortant de l’eau comme tous les pêcheurs qui vivent ce genre de désagrément du au fonctionnement des barrages sur nos plus belles rivières de France. La construction d’un barrage ne représente pas seulement une barrière physique pour les poissons. C’est également la source de modification du débit des rivières. Les barrages sur les cours d’eau sont omniprésents. A titre d’exemple le bassin de la Loire en compte à lui seul plus de 1200. Ils modifient les débits, ce qui n’est pas sans conséquence sur les habitants du fleuve. En effet, les caractéristiques physiques des cours d’eau tel le débit, la hauteur d’eau ou la vitesse, influencent particulièrement la structure des peuplements de poissons. Modifier ces variables entraîne également des inversions dans les espèces présentes. Il devient alors nécessaire de trouver les règles générales qui régissent les communautés aquatiques, afin de déterminer les impacts des divers aménagements fluviaux. Ces lois destinées à une meilleure gestion des eaux de surface sont un outil majeur pour les collectivités locales, les bureaux d’études voire même les entreprises comme la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) qui gère tous les aménagements de ce fleuve.

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