Truite : une vie sous les graviers !

Posté par admin - 25/11/2013

Par LAURENT

Dans nos rivières les frayères sont le berceau de nos futurs stocks de truites et d’ombres à l’échelle des bassins versants. Si leur préservation est bien entendue indispensable, nous avons voulu en savoir plus sur leur fonctionnement à l’heure actuelle…

Depuis de nombreuses années, je vais régulièrement jeter un œil sur ma rivière au moment du frai. En effet quoi de mieux pour comprendre le fonctionnement d’un cours d’eau mais aussi afin d’avoir quelques idées sur le cheptel. Les années ne se ressemblent pas avec parfois de bonnes surprises comme la saison passée avec une forte population de très grosses truites rassemblées pour la reproduction. Les tailles des plus gros poissons allaient de 40 à 60 cm, pour une cinquante d’individus. Un spectacle incroyable quand on est pêcheur ! Bien sûr les gardes alertés ont mis une solide surveillance en place afin de protéger du braconnage ces fabuleux poissons ! Au bout d’une semaine, à la faveur d’un changement de débit, tout ce joli monde à disparu pour sans doute regagner sa tanière !
La répartition et l’abondance des salmonidés sur l’ensemble d’un bassin versant varient en fonction de l’âge, du milieu et du type d’habitat. Les densités les plus élevées sont la plupart du temps observées dans les ruisseaux et les têtes de bassin où se localisent principalement les juvéniles de l’année tandis que les individus plus âgés, disons de un à six ans, colonisent la rivière principale.
Le frai de la truite fario a lieu dans les affluents pour la partie aval du bassin et à la fois dans la rivière principale et les affluents dans la partie amont. Les taux de survie ont pu être évalués sur un ruisseau, confirmant que la grande majorité des mortalités est enregistrée durant les premiers mois de vie et plus particulièrement durant la phase de vie sous graviers. Les pires ennemis de la bonne émergence des alevins sont les sédiments fins qui colmatent les frayères. En effet le cycle de développement de la truite passe durant plusieurs mois par une vie dans le substrat. Juste avant de se reproduire la femelle en se penchant sur le flanc et en procédant par ondulations fortes et énergiques, creuse une dépression sur fond de gravier dans laquelle les œufs seront déposés juste après la fécondation des ovules. La phase de développement qui va suivre va permettre aux œufs de devenir embryons, puis d’éclore pour donner des larves qui vont grandir en puisant dans leur sac vitellin. C’est lorsque les sacs seront complètement vides que les jeunes vont émerger des graviers afin de se nourrir comme les adultes. L’enfouissement constitue une bonne protection contre les forces du courant mais aussi une sérieuse cachette contre toute sorte de prédateurs. Mais la phase appelée embryo larvaire est de loin la plus difficile de la vie de la truite. Enfouies dans le gravier les larves sont à la merci de la moindre modification du milieu aquatique. Les variations subites de températures, les forts mouvements d’eau que nous pêcheurs connaissons bien, mettent malheureusement les cheptels futurs en péril.

Mon conseil matériel Peche Direct :

1) Cuissardes Carnassiers Direct
2) Lunettes polarisantes Carnassiers Direct

Mots-clefs :, , , ,

Le lancer ramener du bord ou en bateau

Posté par admin - 18/11/2013

Par GILBERT

Cette technique qui rappelle un peu la pêche au jig, consiste à animer le leurre,  puisqu’il faut lancer et ramener la ligne. Une pêche active à pratiquer partout et en toutes saisons…

La technique du lancer – ramener s’adresse à la quasi totalité des poissons : il suffit simplement de jouer sur la nature du leurre, de varier la profondeur d’évolution de la ligne et de modifier son animation !
Le travail que vous imprimez à la ligne anime le leurre, le rendant  ainsi beaucoup plus attrayant mais multiplie aussi ses chances de croiser un poisson, par rapport à une esche garnissant un montage posé. Si la mer est calme, il vaut mieux employer des leurres de petite dimension (leurres souples).
Dès que la mer est un peu agitée, le leurre doit être facilement repérable dans les turbulences, des tailles comprises entre 10 et 15 cm semblent plus indiquées.
Maniez le leurre en conjuguant les mouvements du scion et la récupération de la ligne au moulinet. Le leurre doit prendre l’allure d’une proie blessée, ayant du mal à nager, en alternant accélérations et ralentis, les prédateurs préfèrent toujours s’attaquer à une proie mal en point, plus facile à saisir. Ferrez à la touche, même minime, sinon le poisson pourrait très facilement recracher votre leurre.
Lorsque le leurre évolue loin de vous, la touche se signale par un arrêt ou une sensation de lourdeur dans la ligne. En revanche, sur les 20 ou 30 derniers mètres de la récupération, l’attaque est plus énergique et vigoureuse grâce au faible ventre et à l’élasticité quasiment nulle de la bannière.
Une fois le poisson piqué, ne cherchez pas à le ramener en force, utilisez la longueur de la canne en le laissant se fatiguer tout seul et récupérez le fil des que vous sentez une tension moindre dans la ligne. Ne laissez pas de mou lorsque le poisson revient vers le bord, c’est une attitude classique, car une ligne détendue favorise un décrochage.

Mon conseil matériel Pêche Direct :

1) Pince à poissons Mag Mer
2) Valise à leurres Mag Mer

Mots-clefs :, , , ,

L’ombre à la mouche sur la Dordogne

Posté par admin - 11/11/2013

Par GERARD

C’est entre Beaulieu et Argentat, sur la Dordogne, dans un cadre magnifique que je décide d’aller pêcher l’ombre, ce salmonidé très apprécié des pêcheurs à la mouche.

L’automne est la période la plus propice. Les canoës ont déserté les rives et regagné les hangars, pour laisser la place aux moucheurs. De plus, c’est la période ou notre thymallus comme on le surnomme profite de la saison pour s’adonner à une frénésie alimentaire. Il se nourrit essentiellement d’organismes vivants sur le fond, et parfois d’insectes volants, il est donc plus difficile de le prendre en sèche. Il a une préférence pour ce qui brille. Mon choix se porte sur une nymphe casquée or, hameçon de 18. J’utilise ma 9 pieds soie de 5 et un long bas de ligne en 10/100. Je m’avance discrètement vers un grand lisse que j’ai repéré, à cet endroit je remarque des gobages discrets.
Après quelques lancers infructueux, je décide de changer de stratégie. Les mouches présentent sur l’eau sont des sulfures et des Baetidés de petites tailles et là, surprise je prends deux truites coup sur coup. Puis, plus rien. Je change d’endroit vers un autre lisse en amont de là où je me trouve. Je remarque un gobage près d’une branche tombante. Je monte à nouveau une nymphe casque d’or que je laisse dériver dans la veine d’eau. Au deuxième passage je suis enfin récompensé. Je ferre un ombre qui se débat dans le courant. Ma patience et mon obstination ont été récompensées. Sachant que ce poisson est très fragile je le remets avec délicatesse dans son élément en le remerciant du bonheur qu’il m’a procuré.

Mon conseil matériel Pêche Direct :

1) Lot 36 nymphes + Boîte Mouche Direct
2) Ensemble canne et moulinet Mouche Direct

Mots-clefs :, , , ,

Mouche, les bienfaits du mauvais temps

Posté par admin - 4/11/2013

Par LAURENT

Pas la moindre activité sur notre rivière favorite alors que le ciel est bleu ! Que de gros nuages viennent à tamiser la lumière et qu’une pluie continue s’abatte sur l’onde et les poissons se mettent à table comme par miracle !

Si le titre de cet article est volontairement provocateur, je vous rassure je ne pêche pas lors des tempêtes. En revanche j’ai remarqué comme bon nombre de pêcheurs qu’une belle journée de pêche est bien différente d’une belle journée pour un amateur de bronzage ! Les jours de lumière intense avec un beau soleil et de l’eau transparente concordent bien rarement avec des parties de pêche réussies sauf à de rares exceptions près comme tôt le matin ou tard le soir.
Lorsque la météo est changeante, que le ciel est chargé de gros cumulus où que le vent balaie les berges d’un lac, les poissons se mettent à table. Cela n’arrange pas mes affaires de photographe car la lumière est plus difficile à capter, je vous le concède mais comme tout le monde j’aime bien pratiquer ma passion quand les poissons sont dehors. Si le ciel est gris, qu’une pluie fine rafraîchit la surface, je sors ma canne et je pars à la pêche.

Des gouttes d’eau et des mouches…

Juin 2012 sur une rivière calcaire de taille moyenne : je remonte lentement un joli pool. Quelques ombrets et truitelles font le ménage en surface, mais rien qui ne vaille un joli coup de ligne pour l’instant. Je peste contre le ciel qui se couvre lentement d’un gris profond et renonce déjà à une belle série de photos par manque de lumière. Une pluie fine et continue dessine maintenant de petits ronds en surface et j’enfile rapidement ma veste de pluie stockée dans la dorsale de mon gilet afin de rester au sec. Après 15 bonnes minutes de rêverie et de pluie qui ne semble pas vouloir s’arrêter, je vois sortir une petite mouche olive juste devant moi, l’insecte encore timide et chancelant descend alors le courant plein de fierté ! Une autre mouche sort à l’aval du pool puis d’autres vers l’amont. L’ondée est continue mais les poissons n’en ont que faire, les mouches qui sortent maintenant en bonne quantité retiennent leur attention. Je noue une longue pointe à mon bas de ligne puis une petite mouche olive qui a toute ma confiance dans ce genre de situation. Je descends de quelques mètres pour profiter de l’aubaine de ces gobages plein aval sûr d’avoir à faire à quelques beaux thymallus qui hantent le secteur. Premier posé un peu court, second lancer à bonne distance, pas de dragage, le poisson prend sans rechigner ma petite mouche ! Un bel étendard se contorsionne au bout du bas de ligne tout surpris de s’être fait grugé par les quelques fibres de ma sèche. Le temps de réajuster un troisième lancer et un autre poisson de même taille, autour de 40 cm, fait les frais du montage olive !

Mon conseil matériel Pêche Direct :

1) Ensemble spécial Voyage Mouche Direct
2) Sélection 72 mouches indispensables Mouche Direct

Mots-clefs :, , , ,