Black bass aux leurres en hiver

Posté par admin - 24/02/2014

Par WILLIAM

Je vais vous présenter une pêche que j’affectionne particulièrement : la pêche du black bass aux leurres. Et cet article sera orienté plus précisément sur la saison hivernale.

L’été rien de compliqué : le black est à l’affût en surface et sur les bordures…
Mais l’hiver ça se corse, le black est plus difficile à dénicher mais néanmoins pas impossible.
Dans un premier temps il est utile de connaitre, un minimum, les mœurs de ce poisson, puis dans un deuxième temps, les différentes techniques à utiliser pour le tromper l’hiver.

Le black bass ou achigan à grande bouche

Cousin de la perche, c’est un des poissons les plus pêchés sportivement. On apprécie son agressivité, sa brutalité,  et sa façon de combattre. Sa taille moyenne se situe entre 30 et 60 cm pour un poids allant de 500 grammes à 3 kilos.
Sa reproduction commence en avril et se termine pour mi-juin. Les eaux ont alors une température comprise entre 15 et 18ºC. Le mâle prépare un nid dans lequel la femelle dépose ses œufs, le mâle assure la surveillance des œufs, puis des alevins. Il est très important de ne pas pêcher le black bass pendant cette période. En effet, un banc d alevins privé de son papa bass se verra diminuer dangereusement.
Le black bass est omnivore et peut s’attaquer à de grosses proies. Il n’est pas difficile sur le menu, néanmoins un leurre qui a cartonné la veille ne marchera pas forcément le lendemain, mais c’est aussi ça la pêche ;-)
La température de l’eau étant naturellement froide en hiver, l’activité du black en est très réduite, il chasse beaucoup moins, et est bien moins véloce que l’été.

Comment le débusquer?

Le black bass rejoint les profondeurs et s’éloigne des bordures, il se calera au fond d’une fosse ou à l’endroit le plus profond. Il faut choisir, pour augmenter les chances de lui plaire, un leurre souple bourré d’attractant. Le laisser couler et bien garder contact avec le fond. Ramenez votre leurre le plus lentement possible avec des pauses assez longues (5 secondes) puis effectuez une tirée de quelques centimètres.
L’utilisation du jig avec anti-herbe est très adaptée si celui-ci est animé de la même manière, il permet de passer tranquillement entre les obstacles sans s’accrocher. Il faut bien insister sur ces zones encombrées. On peut lui ajouter un trailer ce qui aura pour effet de ralentir sa coulée,  le poisson aura ainsi plus de temps pour le repérer.
Lorsqu’il y a une belle journée ensoleillée, les eaux se réchauffent un peu, suffisamment pour permettre aux grandes bouches de remonter et s’approcher des eaux moins profondes.
C’est une pêche de patience, il faut faire en sorte de bien quadriller la zone. C’est en quelque sorte du power fishing mais au ralenti. Le black bass est de nature un poisson curieux et sa logique est simple: ça bouge – c est vivant – je goute. Ou le leurre passant prêt de lui déclenchera une attaque reflexe. Effectivement le black bass garde son territoire et un leurre qui s’aventure à sa portée risque d’en faire les frais.
L’intérêt de bien quadriller la zone est d’augmenter les chances de lui tomber dessus parce que l’hiver le black bass ne fera pas l’effort de se déplacer et de dépenser des calories.

Mon conseil matériel Peche Direct :

1) Sélection leurres Black Bass
2) Ensemble casting Carnassiers Direct

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Concours de pêche à la mouche

Posté par admin - 17/02/2014

Par GERARD

Je participe que très occasionnellement à des concours de pêche à la mouche en réservoir, mais cette année, j’ai laissé parler mon cœur  pour participer à celui organisé spécialement en faveur du téléthon. C’est aussi une occasion de passer une journée avec les copains et de faire une bonne action…

Nous voilà partis à 4 copains, très tôt le matin pour une heure trente de route, à destination du lac de Labouheyre dans les Landes. Après un trajet difficile dans un épais brouillard, nous arrivons sur le parking aménagé à cet effet.
Il y a là des gens qui viennent participer au téléthon dans plusieurs disciplines : la marche, le vélo, la course à pieds, même les pompiers sont là.
Nous commençons à nous préparer, il fait froid. Au bord du lac, les bénévoles et organisateurs nous attendent pour prendre les inscriptions, la convivialité s’installe progressivement sous des chapiteaux autour d’un café bien chaud. C’est le moment d’échanger avec les autres clubs de mouche, chacun évoque sa dernière partie de pêche et vante les mérites de tel ou tel matériel. Nous ne sommes pas très nombreux, tout au plus une vingtaine, ce qui nous laisse de la place autour du lac. Nous pêchons en binôme. J’ai la chance de faire équipe avec Mickaël notre champion,  habitué des concours et des podiums.
Nous prenons possession de notre emplacement, je suis à quelques mètres de lui. J’admire la façon dont il a préparé son matériel, ses quatre cannes rangées sur un râtelier de sa fabrication, avec des soies différentes et des montages différents. A côté de lui, je fais figure de débutant ! Peu importe, je sais que la journée s’annonce prometteuse. Le brouillard commence à se dissiper, pour laisser place à un ciel bleu ensoleillé. Pour l’occasion, j’ai choisi de pêcher avec ma canne Mouche Direct en soie de 8. Sachant que le poisson est ici de taille respectable, je sors l’artillerie lourde. Un coup de sifflet strident retentit, c’est le début des hostilités. Les soies se déplient sous le regard médusé des autres participants qui découvrent pour certains ce style de pêche. Mon coéquipier ouvre le score avec une truite de 62 cm, puis une autre de 57 cm. Il fait l’attraction, je viens l’aider pour mettre à l’épuisette, mesurer, photo et remise délicatement à l’eau. Puis, viens mon tour avec une truite de 52 cm. Cette fois-ci c’est Michaël qui me donne un coup de main. Il n’y a pas d’arbitre officiel, tout se passe à la bonne franquette.
La matinée s’achève vers 11h30 avec quatre poissons de taille respectable et trois autres décrochés. S’ensuit un casse croûte organisé en faveur du téléthon. L’ambiance et chaleureuse. Au cours du repas nous échangeons, nos adresses mail avec d’autres moucheurs.
L’après midi, nous profitons du beau temps pour essayer d’autres postes autour du lac. Heureusement que mon coéquipier était là pour rehausser le niveau ! Nous avons terminé second par équipe avec 10 prises entre 50 et 62 cm.
Pour nous, ce fut l’occasion de découvrir un nouveau plan d’eau, bien empoissonné et d’être accueillit par des gens sympathiques et respectueux de la nature. La journée prend fin avec la remise d’une coupe au vainqueur suivi d’un apéritif sans alcool. Nous reprenons la route, contents de notre journée. Nous pensons réitérer cette journée l’an prochain.

Mon conseil matériel Peche Direct :

1) Canne à mouche 9’ # 7/8 en 3 brins Mouche Direct
2) Sélection streamers Mouche Direct

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Influence de la pression atmosphérique

Posté par admin - 11/02/2014

Par LAURENT

Les variations de pression atmosphérique peuvent modifier les conditions d’une éclosion. Une pression haute par eau froide et temps sec est favorable à l’émergence des insectes. Une pression basse serait plutôt favorable dans le cas d’une eau plus tempérée.

Sans que l’on sache exactement pourquoi, les dépressions qui s’installent rapidement ont un caractère néfaste sur les émergences. Il faut rappeler que les fortes pluies et vents violents qui accompagnent généralement ces phénomènes ont aussi leurs rôles à jouer. Nous avons tous remarqué qu‘un faible écart de température entre l’eau et l’air est très propice aux éclosions. Certaines espèces comme les Baétidés mais surtout les trichoptères semblent particulièrement sensibles à ce cas de figure. Pourtant les entomologistes n’ont pas vraiment d’explication précise à ce phénomène. Les pêcheurs sont souvent confrontés à ces éclosions particulières qui ont lieu par exemple en fin de matinées printanières alors que la température est idéale.

Attention aux dépressions !

Selon l’hydrobiologiste américain Dick Calvin, souvent cité comme référence par le très célèbre Gary Lafontaine : « Des conditions atmosphériques très variables jour après jour peuvent considérablement affecter le processus d’émergence des trichoptères ». La pression atmosphérique modifie l’espacement moléculaire au niveau de l’interface entre l’eau et l’air, piégeant la plupart du temps les insectes qui se figent comme englués dans le film de la surface. La tension superficielle de l’eau est une véritable barrière que l’insecte doit franchir pour accomplir sa métamorphose en se débarrassant aussi de son enveloppe. Il est évident que truites et ombres toujours opportunistes se saisiront en premier lieu de ces insectes faciles « à cueillir » en ignorant les plus chanceux qui auront atteint le stade parfait et complet. Il faut savoir qu’il existe lors de chaque éclosion, un pourcentage d’insectes mal formés qui ne parviendront jamais à la phase finale mais seront dévorés par les salmonidés. Certains n’arriveront pas à s’extraire de leur enveloppe. Lors d’une éclosion massive, les truites peuvent facilement se focaliser sur cet aspect de l’émergence délaissant les autres insectes qui descendent au fil de l’eau. Certains « caddies » ont résolu ce problème récurrent en grimpant et s’accrochant par exemple à une pierre qui dépasse de l’eau. Se hissant sur un rocher, les insectes émergents parviennent alors plus facilement à franchir le film de la surface. Au contact de l’air l’enveloppe de l’insecte est alors fragilisée et l’insecte s’en sépare aisément.

Mon conseil matériel Pêche Direct :

1) Imitations émergentes Mouche Direct
2) Imitations éphémères Mouche Direct

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Fermeture du brochet… oui, mais !

Posté par admin - 3/02/2014

Par OLIVIER

En deuxième catégorie, la saison du brochet est sur le point de se clore, s’étendant en général du 1er Mai au 31 Janvier de l’année suivante.

Certains départements « ferment » les autres carnassiers également, alors que d’autres ne visent que le brochet. L’article R436-33 du code de l’environnement stipule:
« …Pendant la période d’interdiction spécifique de la pêche du brochet, la pêche au vif, au poisson mort ou artificiel et aux leurres susceptibles de capturer ce poisson de manière non accidentelle est interdite dans les eaux de 2ème catégorie… »
Cela me laisse un goût amer: pour protéger le brochet pendant sa période de reproduction, la pêche aux autres carnassiers est suspendue!

Période de fraye des carnassiers les plus courants dans nos eaux :

– Perche: de Mars à Mai
– Sandre: d’Avril à Juin
– Black-bass: de fin Avril à fin Juin

Alors, rien de choquant?
La fermeture du brochet bride le pêcheur de carnassiers qui voudrait rechercher une autre espèce ! Pire : l’ouverture du brochet tombe en plein dans la période de fraye du black et du sandre! 
Tout pêcheur quelque peu respectueux saura faire la part des choses et sait très bien qu’un poisson en période de fraye est une prise facile, et n’aura donc aucun intérêt à le traquer. Il sélectionnera ses leurres ou appâts en conséquence!

Solutions:

• Première chose à faire: reprendre le règlement départemental dans lequel on pratique. Chaque département dispose de petites subtilités quant aux techniques interdites et quant aux poissons « pêchables » ou non à cette période.
• Lorsque la suspension ne concerne que le brochet, la pêche reste possible si rien n’est précisé quant à l’utilisation de ver comme appât. Par chez moi (limitrophe 33/17), le ver manié est interdit dans le 33, et tous les carnassiers sont « fermés ». Dans le 17, seul le brochet est fermé, MAIS l’utilisation de toute forme de leurre est interdite.
Résultat : pour pouvoir continuer à pêcher, je dois me rendre dans le 17 et utiliser uniquement un ver (naturel) comme appât. L’utilisation de leurre souple type « worm » reste possible UNIQUEMENT si celui-ci imite à la perfection un ver naturel ET si ce leurre n’est pas mentionné dans le règlement.
Le ver donc, permettra à certain d’entre nous de pouvoir pêcher le carnassier en période de fermeture du brochet. Il est juste nécessaire de bien lire (entre les lignes) le règlement départemental, et d’animer ce ver en drop-shot, par exemple!

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