Carnassiers : Une pêche particulière

Posté par admin - 12/04/2017

Par OLIVIER

Fin  octobre, j’ai profité de cette chaleur exceptionnelle pour tenter le black bass en surface. Je m’équipe de ma canne casting pour les gros poppers ainsi que de ma canne light spinnig pour les leurres souples. Pour le montage, j’ai opté la version light : uniquement le leurre monté avec un hameçon texan, sans plombée particulière.

Malgré les températures estivales de l’après midi, l’eau n’ est pas bien chaude. J’espère  avoir vu juste en m’équipant de la sorte et de ne pas avoir à regretter mes têtes plombées, laissées à la maison.
Je connais bien le secteur et je me dirige en float tube vers le fond de l’étang dans un coin où les nénuphars sont encore bien vivaces.
Je peigne la zone de fond en comble. Passant mes poppers au raz des feuilles. Utilisant les leurres souples en plein cœur des nénuphars. Autour de moi c’est la zénitude à son apogée. Pas de mouvement particulier trahissant la présence de poissons. De plus, je suis pénalisé par l’oubli de mes lunettes polarisantes, c’est quand on ne les a pas sur le nez qu’on aperçoit réellement de leur utilité. Je n’arrive pas à voir si les black bass sont présents en surface.
Je repère malgré tout un petit tronc d’arbre qui effleure la couche superficielle de l’eau. J’y  lance mon leurre souple type double twist blanc.  Je perçois un mouvement dans l’eau au moment où mon leurre passe au dessus de la zone repérée.
Cette fois ci, je laisse le poids du leurre faire le travail et j’attends patiemment qu’il coule avant de le faire évoluer par de courte tirée de ma ligne. L’animation ainsi recherchée permet au leurre de se décoller du fond par bond de 30cm   puis de planer tout doucement jusqu’à redescendre sur le fond.   C’est une animation que j’opte particulièrement sur des poissons peut actifs, soit engourdis par le froid, soit n’ayant pas spécialement un appétit débordant. Je recherche plus alors l’attaque reflexe , de défense de son milieu.
Au premier passage rien, au suivant, je laisse le leurre un peu plus longtemps au niveau du tronc, en le faisant vibrer grâce à l’action du bout du scion de ma canne. Je perçois dans le poignet comme une attaque, mais rien de bien franc. Dans le doute je ferre. Il y a bien quelque chose de pendu au bout. Ce n’est pas bien gros et ça tire bizarrement. Je me dis que j’ai dû piquer un petit bass par autre chose que la bouche.
Arrivée à la surface je m’aperçois qu’en fait il s’agit d’une petite tortue, une cistude d’Europe pour être précis. Mon hameçon est venu se planter sur sa patte arrière gauche… Les montages texans sont sensés être  anti herbe, mais pas anti tortue apparemment.   Prise pas très conventionnelle, mais au moins je ne serai pas bredouille me dis-je.
Le froid commençant a se faire sentir au travers de mes wadders. Je décide de rebrousser chemin et de faire les bordures. L’avantage du float tube ou de toute autre embarcation est de pouvoir avoir une approche complètement différente de la pêche sur les bordures. Il s’agit de lancer le leurre (toujours monté sur un système anti accroche) volontairement sur la terre ferme et de le laisser plonger dans l’eau. Technique très souvent payante, la preuve, un petit bass  n’ayant pas de pattes, a bien pris mon leurre dans  sa gueule. Restant sur cette dernière attaque… je plie les gaules.
Une sensation très agréable avec un beau soleil, pas riche en poissons mais bien loin des tracas de la vie quotidienne. Une prise peu conforme… chaque session est différente voilà ce que j’aime !

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