Gestion Patrimoniale ou Halieutique

Posté par admin - 23/10/2017

Par CHRISTOPHE

C’est un grand sujet de conversation entre pêcheurs et au sein des AAPPMA et qui souvent divise…

En effet, il est difficile pour les AAPPMA de faire le choix entre la gestion halieutique et patrimoniale car cela peut avoir une incidence sur le nombre de cartes de pêche vendues donc sur les finances des associations mais les dépenses seront aussi en baisse puisqu’il n’y aura plus ou moins de lâchers de truites surdensitaires.

On se pose beaucoup de questions mais pour ma part je pense que les deux gestions sont compatibles soit en divisant la rivière en secteurs ou en mettant totalement des rivières en gestion patrimoniale et d’autres en gestion halieutique. Le découpage d’une rivière est assez facile puisque sur la plupart des rivières, il y a d’anciens seuils sans passes à poissons et comme bien souvent il n’y a pas de moyens ou pas le financement de les détruire, autant en profiter pour délimiter les secteurs !
On pourrait réserver les secteurs facilement accessibles à la gestion halieutique, et les autres en gestion patrimoniales et réserves afin de préserver les souches autochtones.

Je pense que dans quelques années les rivières de 1ère catégorie seront majoritairement en gestion patrimoniale car la mentalité des pêcheurs ont changé, on peut se rendre compte que les nouvelles générations de pratiquants relâchent les poissons avec soin et n’hésitent pas à couper le fil au lieu de torturer la truite pour récupérer l’hameçon.

Pour ma part, je pêche une rivière qui est en gestion patrimoniale depuis 4 ans et on prend de plus en plus de truites qui font toutes les tailles, donc on peut se rendre compte que la reproduction naturelle fonctionne et tant mieux !

Mon conseil matériel Pêche Direct :

1) Ensemble Fil intérieur Carnassiers Direct
2) Moulinet Carnassiers Direct

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Ouverture à la mouche, une affaire de postes !

Posté par admin - 29/06/2015

Par LAURENT

Le pêcheur doit savoir que la truite est capable de migrations en fonction de la qualité de son habitat. Chez les salmonidés ces modifications de tenue se traduisent par l’alternance de période de recherche de nourriture et de période d’inactivité, au cours desquelles s’expriment les comportements de repos, de confort ou de cache.

Que vous choisissiez une grande rivière ou un cours d’eau plus modeste, sachez que certains postes sont bien meilleurs au mois de mars. Les truites sauvages se remettent doucement de la fraie et les secteurs au courant régulier assez profonds avec quelques bonnes caches comme de gros rochers ou des souches en bordure sont souvent propices dès l’ouverture ! Si vous souhaitez pêcher en sèche, il faudra être patient car les premières éclosions de « March Brown » (la fameuse brune de mars) ne viendront bien souvent qu’en fin de matinée. Je me souviens d’une journée où ces mouches providentielles sont arrivées sur l’eau vers 14h sur un grand courant uniforme le long de dizaines de racines. Ma patience avait eu gain de cause avec 3 jolis poissons dont un de 60cm alors que tous mes confrères avaient déserté le secteur pourtant très connu !

Soyez méthodiques…

En grande rivière ne vous laissez pas impressionner par la largeur du cours d’eau, focalisez plutôt votre attention sur un petit secteur qui vous semble favorable. J’aime beaucoup les courants en forme d’entonnoir qui concentrent toujours les mouches en un spot plus réduit et de ce fait rassemblent les truites sur des veines d’eau plus facilement exploitables ! C’est souvent deux ou trois rochers à fleur d’eau qui provoque ces phénomènes. Si le courant vient alors à s’élargir ensuite vers un goure profond vous avez toutes les chances d’y piquer une belle mémère que ce soit en sèche ou en nymphe ! A l’ouverture vous devez garder à l’esprit que les meilleurs postes sont ceux qui sont constitués à la fois d’une zone de confort mais aussi d’une zone d’activité. Soyez méthodiques lorsque vous évoluez le long d’une berge, et tentez votre chance dès que le courant forme un amortis, une retourne, en un mot dès qu’il est freiner par un obstacle ! Une berge effondrée ou une souche qui baigne dans l’eau constituent des abris potentiels. Dans les cours d’eau de taille plus réduite, les postes sont encore plus faciles à trouver, mais le niveau des eaux va encore davantage conditionner votre approche.

Mon conseil matériel Peche Direct :

1) Lot de 36 nymphes + boîte Mouche Direct
2) Lot soie, backing, bas de ligne Mouche Direct

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Truite, la lecture de l’eau !

Posté par admin - 4/08/2014

Par LAURENT

Lorsque l’on recherche la truite, il est bien rare qu’un lancer au hasard prenne une truite. Pour que le pêcheur ait une chance de réussir, il doit apprendre à reconnaître les tenues du poisson…

Un pool à truite typique se divise toujours en trois parties :
-       L’amont où le courant est vif et rapide sera appelé tête.
-       Plus en dessous, le courant se ralentit et la profondeur de l’eau augmente. C’est le corps, veine d’eau ou pool principal.
-       Enfin l’aval est baptisé queue ou fin de courant. L’accélération se fait ici à nouveau sentir. L’eau peu profonde est très oxygénée.

En tête…
La tête de courant s’étend vers l’aval en formant une sorte de langue souvent sur fond de petits cailloux. La surface de l’eau ondule à cet endroit et c’est la tenue des truites au plus chaud de la saison. L’oxygénation attire en journée des poissons de toute taille mais rarement de gros spécimens qui ont besoin de sentir une épaisse couche d’eau au-dessus de leur tête.

Dans le pool…
Souvent le pool profond possède une berge creuse, une « vorgine ». La profondeur de l’eau importante et la découpe de la roche servent de caches aux beaux poissons. Il leur est facile d’économiser des forces simplement en se tenant contre la paroi qui voit le courant s’affaiblir. Il est rare que le pool ne soit pas encombré d’un arbre porté par les crues il y a quelques saisons ou de gros blocs de roches qui constituent de vraies caches à truites.

En fin de courant….
Dans la majeure partie des pools, le courant central prend son accélération à mesure que le fond diminue. On appelle « queue de pool » l’endroit où la surface lisse de la veine d’eau se mue en vaguelettes puis en vagues. Le point de cassure de la surface plane est un poste de choix. Cette partie est plus étroite que le pool. Ce phénomène concentre la nourriture et donc les poissons.

Mon conseil matériel Peche Direct :

1) Ensemble Truite Sportive Carnassiers Direct
2) Ensemble Prestige Mouche Direct

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Pêche de la truite en rivière

Posté par admin - 14/07/2014

Par GERARD

C’est du côté de Casteljaloux, située dans le Queyran et le Pays d’Albret, sur l’Avance que je décide de pêcher…

J’adore ce coin, partagé entre les Landes de Gascogne et ses forêts de pins. La rivière est assez étroite, boisée donc difficile de pêcher à la mouche. Mais avec du matériel adapté, on arrive à tirer son épingle du jeu. La rivière est classée en 1ère catégorie, mais pas partout. Il faut donc se renseigner. L’endroit est assez fréquenté, surtout le 1er mois de l’ouverture.
La profondeur est très faible, l’eau très claire et le fond sablonneux. Il faut donc ruser, pour être le plus discret possible. Muni d’une canne de 7 pieds en soie de 4, je longe le cours d’eau vers l’aval à la recherche d’un endroit assez dégagé. Ensuite il faut savoir observer, rechercher les pools plus profonds, les remous, les bois morts, les endroits plus calme, bref, exploiter toutes les caches. Inutile de fouetter, il suffit de déployer un peu de soie et de laisser filer la mouche au fil de l’eau, le long des bordures, là où se situent les meilleures caches. Je ne vois pas de gobage, je pêche en sèche, pas de succès. Inutile de m’obstiner, voilà deux heures que je pêche sans résultat, sans la moindre touche. Je change carrément de stratégie. J’essaie en noyée avec une seule mouche.

Encore faut-il trouver la bonne !

Je fouille dans ma boîte à mouches de « Mouche Direct » et mon choix se porte sur celle que j’affectionne le plus et qui m’a toujours donné satisfaction. Ma mouche fétiche. Je ne vous dirai pas laquelle, c’est mon secret !
Bon, d’accord, je vous mets sur la piste, elle possède un tag rouge et peut être montée en sèche ou bien en noyée. Je ferre enfin ma première truite, ce n’est qu’en fin de matinée que je sors à nouveau deux autres truites. De cette sortie, je retiendrai une leçon. Au début, j’ai voulu pêcher en sèche car c’est pour moi la plus belle pêche, mais il faut savoir être polyvalent et changer de technique lorsque les gobages ne sont pas au rendez vous.

Mon conseil matériel Peche Direct :

1) Sélection 72 mouches indispensables Mouche Direct
2) Gilet de pêche Mouche Direct

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Quand les truites sont sous vos pieds…

Posté par admin - 5/05/2014

Par LAURENT

L’état de l’eau joue un rôle déterminant à l’ouverture, bien davantage que l’heure à laquelle on pêche selon mon expérience. J’ai souvent remarqué d’ailleurs qu’une montée d’eau à cause de fortes pluies, faisait sortir de belles truites et les grosses prises en bordure ne sont pas rares le jour J. 

Comme si ce changement de niveau les obligeait à changer de poste, et à se rapprocher des rives où elles trouvent une nourriture en plus grande quantité avec davantage de facilité. L’idéal serait d’être au bord de sa rivière lorsque le niveau monte, au moment où l’eau se teinte légèrement. Attention je ne parle pas ici des coups de barrage qui ne valent absolument rien ! Ils ont d’ailleurs l’effet inverse et calent tous les poissons du secteur car les eaux qui défilent alors en quantité proviennent du fond de l’ouvrage et sont beaucoup trop froides pour favoriser l’activité des insectes, des vairons et des truites ! Par eau tendue, la pêche se fera contre les bordures profondes. En action de pêche, il faudra tout d’abord parfaitement dégraisser sa pointe de bas de ligne sur une profondeur équivalente à la hauteur d’eau. Cette opération devra être effectuée plusieurs fois au cours de la partie de pêche afin que l’immersion des nymphes soit toujours optimisée. Si vous débutez dans cette pratique vous pouvez monter sur votre contre pointe un petit indicateur de touche ou une portion de fil fluorescent comme le fond les compétiteurs afin de détecter plus facilement les touches. En pointe le pêcheur nouera une imitation taille 12 précédée au-dessus d’une seconde de taille 14. Faites confiance aux mouches d’ensemble qui à l’ouverture parviennent la plupart du temps à décider une belle truite. L’astuce dans cette méthode de pêche consiste plutôt qu’à déceler la touche à induire l’attaque. Dès que les nymphes ont gagné le fond et qu’elles évoluent dans la zone favorable, le pêcheur doit imprimer dans la ligne de petites vibrations ou de légers relevés. Les truites sont particulièrement sensibles aux mouvements ascensionnels des nymphes dans l’onde et cette animation en dent de scie favorise grandement la perception du toc dans la ligne qui doit être sanctionnée par un ferrage vif mais sans violence.

Mon conseil matériel Peche Direct :

1) Ensemble Voyage Pro 5/6 Mouche Direct
2) Lot 36 Nymphes + Boite Mouche Direct

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Mouche, les bienfaits du mauvais temps

Posté par admin - 4/11/2013

Par LAURENT

Pas la moindre activité sur notre rivière favorite alors que le ciel est bleu ! Que de gros nuages viennent à tamiser la lumière et qu’une pluie continue s’abatte sur l’onde et les poissons se mettent à table comme par miracle !

Si le titre de cet article est volontairement provocateur, je vous rassure je ne pêche pas lors des tempêtes. En revanche j’ai remarqué comme bon nombre de pêcheurs qu’une belle journée de pêche est bien différente d’une belle journée pour un amateur de bronzage ! Les jours de lumière intense avec un beau soleil et de l’eau transparente concordent bien rarement avec des parties de pêche réussies sauf à de rares exceptions près comme tôt le matin ou tard le soir.
Lorsque la météo est changeante, que le ciel est chargé de gros cumulus où que le vent balaie les berges d’un lac, les poissons se mettent à table. Cela n’arrange pas mes affaires de photographe car la lumière est plus difficile à capter, je vous le concède mais comme tout le monde j’aime bien pratiquer ma passion quand les poissons sont dehors. Si le ciel est gris, qu’une pluie fine rafraîchit la surface, je sors ma canne et je pars à la pêche.

Des gouttes d’eau et des mouches…

Juin 2012 sur une rivière calcaire de taille moyenne : je remonte lentement un joli pool. Quelques ombrets et truitelles font le ménage en surface, mais rien qui ne vaille un joli coup de ligne pour l’instant. Je peste contre le ciel qui se couvre lentement d’un gris profond et renonce déjà à une belle série de photos par manque de lumière. Une pluie fine et continue dessine maintenant de petits ronds en surface et j’enfile rapidement ma veste de pluie stockée dans la dorsale de mon gilet afin de rester au sec. Après 15 bonnes minutes de rêverie et de pluie qui ne semble pas vouloir s’arrêter, je vois sortir une petite mouche olive juste devant moi, l’insecte encore timide et chancelant descend alors le courant plein de fierté ! Une autre mouche sort à l’aval du pool puis d’autres vers l’amont. L’ondée est continue mais les poissons n’en ont que faire, les mouches qui sortent maintenant en bonne quantité retiennent leur attention. Je noue une longue pointe à mon bas de ligne puis une petite mouche olive qui a toute ma confiance dans ce genre de situation. Je descends de quelques mètres pour profiter de l’aubaine de ces gobages plein aval sûr d’avoir à faire à quelques beaux thymallus qui hantent le secteur. Premier posé un peu court, second lancer à bonne distance, pas de dragage, le poisson prend sans rechigner ma petite mouche ! Un bel étendard se contorsionne au bout du bas de ligne tout surpris de s’être fait grugé par les quelques fibres de ma sèche. Le temps de réajuster un troisième lancer et un autre poisson de même taille, autour de 40 cm, fait les frais du montage olive !

Mon conseil matériel Pêche Direct :

1) Ensemble spécial Voyage Mouche Direct
2) Sélection 72 mouches indispensables Mouche Direct

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Mouche: conseils sur le combat…

Posté par admin - 30/01/2013

Par LAURENT

Je vois encore bien trop de pêcheurs au bord de l’eau tenter de combattre une belle truite en gardant leur soie dans la main gauche alors que celle-ci devrait être rembobinée depuis longtemps…

Inutile de posséder un moulinet large arbor dernier cri, ultra sensible avec un frein étanche s’il n’a aucune utilité. Vouloir ramener une grosse truite à l’épuisette sans rembobiner sa soie c’est se heurter à plusieurs risques de casses. Premièrement le pêcheur peut mettre le pied sur la ligne, le temps de réaliser l’erreur, il est déjà trop tard. Secondo la soie a toutes les chances de se prendre dans une racine, un cailloux ou une plante aquatique, la casse est immédiate ! Enfin lorsque le pêcheur tient sa ligne de la main gauche, la friction n’est pas régulière, des secousses se produisent et la pointe fine du bas de ligne peut rompre à tout moment.

A l’aval du poisson !

Mon conseil : dès que le poisson est piqué il faut rembobiner rapidement tout en gardant une bonne tension avec le gros salmonidé. Si le frein est correctement réglé, un peu dur, juste ce qu’il faut pour qu’il se fatigue, le combat peut commencer en mettant toutes les chances de son côté.
Personnellement j’ai remarqué qu’une bagarre sur le moulinet occasionnait aussi beaucoup moins de décrochages, sans doute parce que la tension de la soie est continue et régulière ! La ligne doit bien entendu s’échapper sans à-coups et le pêcheur a alors tout son rôle à jouer quant à la position de sa canne. La plupart des guides de pêches américains ou britanniques vous diront qu’une grosse truite ne doit « mener la danse » que pendant les 20 premières secondes, c’est-à-dire pendant le premier rush toujours impressionnant, ensuite c’est au pêcheur de prendre les commandes s’il veut mener à bien le combat !

Mon conseil matériel Pêche Direct :

1) Ensemble voyage Mouche Direct
2) Moulinet Prestige avec soie Mouche Direct

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Le Tanaro, la perle du Piémont

Posté par admin - 22/10/2012

Par LAURENT

Le Tanaro est le plus important affluent du fleuve Pô qui se jette dans la mer Adriatique. Cette rivière italienne d’une quinzaine de mètres de large offre un énorme potentiel halieutique qui attire des pêcheurs de tous horizons.

Le parcours d’Orméa est géré par Renzo Cagna qui obtient dès 1961 le droit de pêche en louant une portion de 5 Km de la rivière à la commune d’Orméa afin de créer la réserve Turi Pesca, attenante à son hôtel restaurant le « San Carlo ». Cette portion de rivière aux postes bien marqués est assez rapide. De gros blocs de roche viennent par endroit casser les veines d’eaux et creusent des goures de plusieurs mètres de fond. La clarté de l’eau sur un fond de gravier propre font de ce parcours un paradis pour les pêcheurs.

Grosses truites !

Ce qui surprend le pêcheur habitué aux rivières françaises, c’est la taille exceptionnelle des truites. En effet, les prises en dessous de 40 cm sont peu fréquentes, et la majorité des truites avoisinent le kilo. Les plus beaux poissons font entre 65 et 75 cm pour 3 kg à 3 Kg 500 avec quelques monstres estimés à plus de 80 cm. En effet, certains « canyons » profonds recèlent des poissons énormes, visibles sur le fond clair de la rivière. Deux raisons principales expliquent ce phénomène. Tout d’abord, une forte croissance, due à la richesse du milieu. En effet, de véritables tapis de larves de trichoptères envahissent les secteurs calmes, notamment ceux où la ripilsyve est dense en bordure. Les larves de Grande Perle foisonnent aussi sous les pierres et fournissent une nourriture riche aux truites. La seconde raison, et non des moindres, est l’introduction régulière de nombreux poissons parfaitement acclimatés à ce milieu. Les éclosions de Trichoptères sont fréquentes et les gobages qui s’en suivent sont toujours très spectaculaires. Si vous avez un peu de chance vous tomberez peut-être sur une éclosion de Plécoptères et vous comprendrez alors à quoi ressemble un vrai gobage ! Le parcours mouche est excellent tout comme celui pour la pêche au leurre et au toc…

Mon conseil matériel PECHE DIRECT :

1) Ensemble Truite Sportive Carnassiers Direct
2) Ensemble Voyage Luxe 5/6 Mouche Direct

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Mouche : les coups du soir reviennent…

Posté par admin - 21/05/2012

Par LAURENT

Le coup du soir représente un instant magique entre le coucher du soleil et l’arrivée du crépuscule, ce moment si particulier doit être parfaitement maîtrisé si le pêcheur veut réussir !

En juin de la saison dernière j’arrive au bord de la rivière vers 18h00. Deux pêcheurs sont déjà là visiblement prêts à en découdre avec les truites eux aussi. Je me place une bonne centaine de mètres à l’aval sur un secteur où de grosses pierres qui affleurent la surface contrarient de manière importante les veines d’eau. Assis pendant de longues minutes je scrute la surface à la recherche d’un début d’activité. Une truitelle s’acharne près de mes waders sur une éphémère qui tente d’émerger et le spectacle me fait sourir. Un gage d’avenir pour nos rivières…Quand soudain un bruit de succion caractéristique me fait lever la tête rapidement. A l’aval du gros rocher, un beau poisson vient de prendre une émergente ou un spent. Encore un peu de patience. Troisième gobage toujours au même endroit et sur le spent d’Ephemera Danica alors que les sedges émergents beaucoup plus nombreux sont délaissés sans raison apparente. La nature a ses secrets…Je pose mon imitation dans l’axe de la grosse truite qui cette fois monte avec régularité. Le premier lancer ne donne rien, je corrige mon posé plus à gauche et parfaitement détendu à cause de la surface très perturbée et le grand poisson saisit ma mouche dans une montée brêve !

Plus de 5 livres !

La bagarre qui s’en suit est lourde, puissante et parfois même frontale puisque la truite revient dans mes pieds à vive allure en cherchant le moyen de casser ma pointe ou de se décrocher. Mon 14 centièmes tient bon et je finis par abréger le combat dans ma grande raquette. Soixante trois cm pour plus de 5 livres ! Un bécard magnifique qui retournera à la rivière. L’un des deux pêcheurs qui m’avait rejoint pendant la bagarre me lance : « Moi j’attends toujours très tard pour commencer à pêcher ! Les premieres qui sortent ne sont pas les plus grosses ! » « Cinq livres c’est un bon début non ? » Lui dis-je en souriant. Le pêcheur fait demi-tour le visage fermé sans complément de réponse ! 

Mon conseil matériel Pêche Direct :

1)  Ensemble Voyage Luxe 5/6 Mouche Direct
2)  Lot 36 mouches sèches avec boîte Mouche Direct

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